l’Association Aïki Minarai

Le nom de l’association Aïki Minarai – l’Apprenti de l’aïki (aïki signifie « union des énergies ») en français, est né des échanges de Sébastien Dutay et Grégory Bonnault, tous les deux pratiquants d’aïkiryu et d’aïkido depuis plusieurs années. L’un est chef d’entreprise, l’autre est professeur de Tango. Ce nom veut traduire deux des thèmes fondamentaux que tout aïkidoka tente de maîtriser.

Tout pratiquant de cet art martial, du novice à l’expert, est finalement un éternel débutant dans l’art.

Même avec plusieurs années de pratique et d’enseignement, le pratiquant continue de découvrir les sous-couches des subtilités de chaque technique. Ainsi, le pratiquant est toujours novice en ce qu’il recherche (sensations du corps, souplesse, relation espace-temps, relâchement…)

Entrer dans un dojo et poser le pied sur les tatamis, avec l’esprit du débutant.

Le dojo lui-même, à la fois lieu physique de pratique et lieu interne, spirituel du pratiquant, se renouvelle à chaque instant. Le pratiquant retourne sans cesse à s’interroger sur la notion même des principes aïki.

Ainsi est née l’association…

Les fondateurs ont décidé de s’associer pour proposer, avec la plus grande humilité dont ils essaient de faire preuve :

  • des cours d’aïkido et d’aïkiryu, art martial issu de l’aïkido et très ouvert aux Arts du Geste (danse, yoga, chant, mouvement dansé…)
  • des cours de Gym Douce Adapté à nos aînés
  • ponctuellement, des ateliers de recherche entre pratiquant d »aïkido(s), sous toutes les formes possibles

et aussi :

  • des sorties pleines de convivialité reposant sur l’échange intergénérationnel
  • une vie associative dont les valeurs de solidarité, d’échanges, de bien-être et de solidarité sont mis en pratique

Son principe de fonctionnement

Il y a les pratiquants d’aïkiryu d’une part, qui s’investissent dans leur pratique, et les seniors d’autre part, qui investissent dans la gym pour vivre mieux l’automne de leurs vie. Pourquoi nous séparer, voire nous ignorer, alors que nous tant à apprendre de part et d’autre ?

Il y a les pratiquants d’aïkiryu d’une part, qui s’investissent dans leur pratique, et les seniors d’autre part, qui investissent dans la gym pour vivre mieux l’automne de leurs vie. Pourquoi nous séparer, voire nous ignorer, alors que nous tant à apprendre de part et d’autre ?

L’association veut proposer la (quasi)-gratuité des cours de gym à nos aînés. Elle trouve sa ressource dans les pratiquants d’aïkiryu, qui en échange, reçoivent sagesse, bonne humeur et accompagnement des aînés.

La boucle se boucle lorsque l’esprit du débutant est retrouvé, que l’on soit jeune ou moins jeune, grâce à l’échange solidaire.

la Gym Douce Aïki Senior

Entretenir, voire gagner en souplesse sur les muscles les tendons. Renforcer les muscles profonds pour maintenir plus longtemps le corps en équilibre. Apprendre à tomber en évitant de se blesser.

Tous les exercices de la Gym Douce proposée par Aïki Minarai le permettent. Chacun à son rythme, en fonction de ses possibilités. Aucune pression.

l’Aïkiryu

Traditionnellement, la transmission martiale va de maître à élève. O Sensei Ueshiba Morihei, puis son élève Kobayashi Hirokazu, puis son élève André Cognard, puis son élève Charles Abelé, chacun ont transmis à leur manière une part de l’aïkido.

Ainsi, on parle plutôt d’Ecole ou de Style en Aïkido. Le Daitōryū aikijūjutsu, l’Aïkibudo, le Kinomichi, le Katori Shinto Ryu ou l’Aïkiryu ne sont que des termes qui traduisent les explorations et recherches de l’art Aïkido.

O Sensei Ueshiba Morihei

O Sensei Ueshiba Morihei

Fondateur de l’Aïkido, issu de divers budo (voie du sabre) japonais


Kobayashi Hirokazu

Kobayashi Hirokazu

Met l’accent sur les principes de meguri, (principe spiralé de prise de contact) et de ki-no-musubi (relation de centre à centre, lien des énergies).

Son aikido est complet. Aikitaijutsu (mains nues), aikiken (sabre en bois), aikijo (bâton en bois) et aikitaiso ne sont jamais dissociés.


André Cognard

André Cognard

Enseignement de l’aïkido selon la tradition japonaise, éclairé par des apports théoriques en psychologie, en philosophie occidentale et orientale et en médecine

Fendateur de la 3AKH (Académie Autonome d’Aikido Kobayashi Hirokazu)


Charles Abelé

Charles Abelé

Nomme son art, l’Aïkiryu, et fonde la FAAGE (Fédération d’Aïkiryu et Art du GEste) et propose l’art martial comme support d’élévation de l’Homme

« Créer une école, c’est accepter que l’on ne soit plus rien. J’ai pu le faire car j’en avais envie. L’envie, c’est votre guide dans la pratique« 

les Armes

Le bokken est un sabre japonais en bois, imitant la forme du katana. On l’utilise dans l’aïkido comme le prolongement du travail à mains nues, car il matérialise les directions des coupes et la relation temps-espace entre les partenaires lors des techniques martiales. Le travail du bokken propose de travailler les mouvements en grande amplitude, gageant ainsi un travail sur l’équilibre, le renforcement musculaire du haut du corps (épaules, dos…), la respiration et la méditation.

Le jo, ou jyo est une arme traditionnelle japonaise encore utilisée dans certaines unités de police au Japon. Dans l’aïkido, ce bâton de bois d’une longueur de 1,28 m et de 2,4 cm de diamètre s’utilise surtout à des fins d’harmonisation des pratiquants. Il permet de travailler dans toutes les directions du plan et de la hauteur. Sa longueur oblige à travailler la distance entre pratiquants, et offre l’épreuve du ma ai : la distance juste, physiquement, psychiquement, et même spirituellement. Aussi, la grande variété des techniques martiales du jo oblige à travailler la coordination motrice : glisser le bâton d’une main à l’autre, trouver l’équilibre de l’arme, rouler les poignets autour de l’arme, tourner, pousser, chercher les points de levier…

l’aïkitaiso, puis l’aïkiryu-taiso

Très développé par Koichi Tohei, Hirokazu Kobayashi, Hiroshi Tada, l’aïkitaïso signifie «La gymnastique pour harmoniser les énergies ». C’est un ensemble d’exercices préparatoires à la pratique de l’Aïkido. Ne s’agissant pas des même kanji, l’aïkiryu-taïso développé par Charles Abelé devrait signifier « gymnastique pour accepter les énergies et les accepter ».

Le fondateur O Sensi aurait été fondé ses principes en puisant notamment dans les méthodes traditionnelles de santé japonaises, comme la méthode Nishi et Makko Ho; indiennes comme le Yoga ; chinoises, comme le Bagua Zhang (Paume des huit trigrammes), le Qi Gong, etc.
C’est une pratique évolutive réalisable en solo et également avec partenaire. Plus récemment, Nobuyoshi Tamura sensei (disciple direct du fondateur) y ajouta une série Qi Gong chinois (Kikoo en japonais), les 8 pièces de Brocart (Ba Duan Jin).

Ainsi, certains de ces exercices se retrouvent dans d’autres disciplines (Yoga, Qi Gong, etc.), d’autres sont en relation directe avec les kihon waza (formes de base, ou techniques dont la forme est « académique » ou « standard ») de l’Aïkido.

Les exercices d’Aïki Taïso permettent de travailler sur différents plans comme : renforcement, étirement,
relaxation, respiration, connaissance du corps, méditation, coordination, structure, puissance, fluidité, etc

L’aïkiryu-taiso peut viser plusieurs objectifs : préparer le corps pour éviter les blessures pendant la pratique martiale, ouvrir à une compréhension plus profonde du fonctionnement du corps autant pour l’aspect martial que pour la
santé et le mental.

L’ Aïkido qu’il est misogi*.

Morihei Ueshiba – *MISOGI 禊 (Purification, ablutions shinto)